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Date de création : 30.12.2007
Dernière mise à jour :
13.12.2011
1867 articles
Comme c'est souvent le cas dans sa génération (Ubac, Man Ray, Magritte) peinture et photographie "vont de paire". Une discipline profite à l'autre, les deux étant en fait, l'art de voir (dont Marcel Duchamp fait le seul moteur de la création).
Dora Maar n'échappe pas au phénomène, sinon que son regard de photographe est plus original que celui du peintre trop sous l'influence directe de Picasso.
Comme Man Ray (mais quel photographe alors pouvait échapper à son prestige) elle aborde le nu féminin avec une aisance qui donne tout son prix à la désinvolture triomphante du modèle, soulignant une plasticité qui s'imprime dans le quotidien.
Il aura suffit qu'elle soit l'une des égéries de Picasso pour qu'elle entre dans la légende. Photographe, elle le rencontre au café de Flore (haut lieu d'effervescence culturelle dans l'entre deux guerre, et qui avait été le salon de Remy de Gourmont et d'Apollinaire), et s'installe rue des Grands Augustins, dans ce fameux atelier que Picasso tenait de Jean Louis Barrault, où fut conçu Guernica.
Dora Maar va photographier toutes les étapes de la gestation de la terrible toile. Participer étroitement à son élaboration, être totalement associée à son histoire.
Pourtant, tout photographe qu'elle fut, elle peignait aussi. Picasso l'installe dans un appartement de la rue de Savoie (à quelques mètres à peine des Grands Augustins). Et là, quand elle n'est plus à l'ombre du terrible Minotaure qu'est Picasso, elle peint. Dans le sillage de son amant, et comme une sorte de réplique de ce qu'il fait alors. Même la rudesse des constructions (la hardiesse de leur architecture) ne sont plus celles d'une femme mais comme emportées par ce souffle destructeur que Picasso fait passer sur son entourage.
Brassaï, l'ami commun, va aller la dénicher chez elle, pour tenter d'en faire un portrait où elle est toute entière elle-même.
Il y aura la cage aux oiseaux qui signe la féminité qui n'aura pas abdiquée. Mais comme elle est altière de port, un sang ardent l'anime, mais elle se réserve, se retrouvant telle qu'en elle-même.
C'est dans la photographie qu'elle retrouvera sa véritable nature. Un regard au féminin mais qui n'a pas froid aux yeux, ne tombe pas dans la niaiserie que risque toute qualification de "féminin". Même quand elle célèbre le corps de la femme.
Il faudra aller y voir.