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Date de création : 30.12.2007
Dernière mise à jour : 13.12.2011
1867articles


...

Publié le 13/12/2011 à 18:31 par soleildanslatete
...

Les funérailles de Jean-Jacques Lévêque auront lieu le Lundi 19 Décembre.Nous nous retrouverons au crématorium du Père Lachaise à 10H15.



Le dernier regard

Publié le 08/12/2011 à 18:39 par soleildanslatete Tags : merci blog art
Le dernier regard


Jean-Jacques Lévêque nous a quitté ce lundi 5 Décembre, emporté par une crise cardiaque.
Merci à tous d'avoir suivi son blog, il en était très fier, et cela lui a permis de continuer son activité d'auteur, d'amoureux de l'art, et de partager ses curiosités avec vous tous.
Nous serions touchées de vous recevoir pour un dernier hommage lors de ses obsèques, vous pouvez nous contacter sur sa boite mail ou via le blog,

Ses filles

Eluard le temps de l'amour.

Publié le 04/12/2011 à 14:03 par soleildanslatete Tags : femme amour coeur
Eluard le temps de l'amour.

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel

Elle a toujours le yeux ouverts
Et ne me laisse par dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parles sans avoir rien à dire.

Typique de Paul Eluard.
Pourtant la première strophe le situe en position dominante, ce qui est un peu gênant, et la seconde penche vers l'anecdote.
Eluard est pourtant le plus subtil poète de l'amour et son langage a le charme des évidences. Ce sont des poèmes lumineux et d'une chaleur intime qui ne peut que séduire. Ils ont la densité de confidences qui ne peuvent être délivrées que dans l'intimité. Ils sont de l'ordre du murmure.
En témoignent ses merveilleux illustrateurs, comme Valentine Hugo ou Paul Delvaux qui a placé la femme au coeur de son univers. Elle y est à la fois délicieusement hardie et conserve quelque chose de la fraîcheur de sa jeunesse.

Les délices de l'enfance avec André Gide.

Publié le 04/12/2011 à 11:04 par soleildanslatete Tags : coeur chez fille monde enfant voyages
Les délices de l'enfance avec André Gide.

Il n'y aura pas entre André Gide et son père cette tension qui chez Kafka, par exemple, va justifier la  fameuse lettre.
Contrairement à sa mère, dame austère (allons jusqu'à reconnaître qu'elle est revêche) Paul Gide est un père comme on en rêve. Bien que grand juriste, et dans son sévère bureau maître redouté, il sait se mettre au niveau de son enfant.
On lit la Bible ensemble mais aussi les Contes des Mille et une nuits. Ce qui va inculquer au jeune André Le goût d'une certaine rigueur morale, mais aussi, et ce n'est pas contradictoire, l'appel de l'aventure, ce grand souffle de liberté qui passe par les voyages.
Je le vois, tenant par la main son fils tous les sens tendus aux merveilles  du monde remontant la rue de Tournon, traversant le Luxembourg, et frôler (car à l'époque la ville s'arrêtait là) le charivari des romanichels qui campaient dans ce qui était un terrain vague, les bigarrures du monde, son cliquetis de liberté sous toutes ses formes.
Avec ma fille Julie on faisait le même itinéraire, et elle découvrait notre réalité dans ses caprices, et jusque, peut-être, ses faiblesses.
C'est au coeur de l'enfance que se forme l'adulte qui peut-être ne se souviendra pas de ce ce temps des découvertes. Mais il en portera en lui, les séquelles, et ce sera sa nourriture (terrestre !). Ariane m'a conduit vers cette enfance qui façonne les grandes sensibilités. En serait-elle, elle-même, le produit  lumineux ?

Zola le sensuel malgré lui.

Publié le 02/12/2011 à 13:05 par soleildanslatete Tags : femme amour homme vie enfants amis nature femmes argent société jardin
Zola le sensuel malgré lui.

On ne le voyait jamais souriant, détendu. Il offrait l'aspect de quelque professeur sévère ou de fonctionnaire scrupuleux. Il était le fonctionnaire de son oeuvre. Pudique, il ne fréquentait les cafés, ses hauts lieux de la turbulence verbale, qu'avec précaution et pour rencontrer ses amis les impressionnistes.
Sa double vie (qui lui fut si violemment reprochée) n'a pas ce caractère vaguement gaulois que lui prête le théâtre de Boulevard. Son amour pour Jeanne se confond avec celui des enfants qu'elle lui donne.
Puissant peintre de la vie sociale, il va créer des personnages féminins de toutes natures. Souvent des femmes "de mauvaise vie" mais surtout chahutées par la vie. Sa Nana n'est que le produit d'une société (et d'une classe sociale) qui va monnayer l'amour, confondre argent et plaisir. Nana n'est que l'icône de la cocotte qui fleurit d'abondance dans les coulisses de la bourgeoisie, de Liane de Pougy à Valtesse de la Bigne.
En son secret, dans sa nature profonde, il est un sensuel que son éducation et l'emprise de l'Eglise dont il a tout de même dans son enfance subit les influences (au point de se montrer à son égard d'une violente répulsion) mènera à confondre plaisir et péché. Mais il luttera toujours avec une sorte de frénésie désespérée contre ce concept.
Il est vraiment marqué par cette idée (celle du Paradis perdu) que la femme conduit l'homme à sa perte.
Et pourtant que de chants de l'amour au naturel, quel lyrisme pour dire les étreintes folles dans la foisonnement végétal. Que ce soit dans Le Rêve ou La Faute de l'abbé Mouret , et furtivement dans maints de ses romans.
Et comment ne pas penser à D.H. Lawrence lorsqu'il dit à un ami : "Je passe de délicieuses après-midi dans mon jardin à regarder tout vivre autour de moi…."
La sensualité des corps livrés à l'amour conduit vers la prise de conscience que la nature est la vibrante force de vie dans laquelle on se plonge.

Avec René Char le mot est un météore venu d'un monde inconnu

Publié le 30/11/2011 à 16:33 par soleildanslatete Tags : blog amour nuit monde poésie
Avec René Char le mot est un météore venu d'un monde inconnu

Dans les analyses percutantes que Maurice Blanchot va dédier à René Char on trouve les définitions les plus radicales d'une poésie à nulle autre comparable où l'on peut voir qu'elle rejoint la densité de la maxime philosophique, encore que l'allusion à la philosophie écarte la matière lumineuse dont est faite cette incursion dans le verbe. Mots immaculés ou portés à l'incandescence de leur sens premier.
Il parle de l'arête tranchante de ces fragments que rien ne peut briser, comme quelque pierre dure, arrachée au magma primitif ;  il évoque ce "météore détaché d'un ciel inconnu". Si bien que lire Char c'est approcher d'une matière dense et sans lien avec ce que l'on connaît pour découvrir les facettes, les météores d'un monde qui ne s'est pas sali aux complaisances de la vulgarité qui nous menace.
C'est toute la force de la poésie quand elle est dominée par René Char
"Nous sommes ingouvernables. Le seul maître qui nous soit propice, c'est l'éclair, qui tantôt nous illumine tantôt nous pourfend".
Ou encore : "L'amour qui sillonne est préférable à l'aventure qui humilie, la blessure de l'humeur".
"La grande nuit terrienne n'est pas faite de terriers mais de malentendus éparpillés. Batailler contre l'absolu de s'enfouir et de se taire".
Avec parfois dans sa sobriété, cette note de mélancolie qui touche à l'intime :
"J'ai commencé par rêver les choses impossibles, puis les ayant atteintes, le possible à son tour est devenu impossible. Mon pouvoir s'est évanoui".

voir le beau blog de Patrik Tafani

Des dieux blessés.

Publié le 30/11/2011 à 12:12 par soleildanslatete Tags : belle histoire ange éléments
Des dieux blessés.

Entre la fin d'une sculpture et son élaboration il y a sa présence effective dans son aboutissement et dotée de tout ce que son concepteur avait prévu pour elle.
A terme, brisée, elle est comme ces ruines où l'on perçoit toute la beauté originelle dans ce qu'il en reste. C'est (ce devait être) le souci de tout sculpteur, d'imaginer ce que serait son oeuvre privée de certains de ses éléments ou amputée  ;  ce sont souvent les membres qui disparaissent, on dira que c'est le complexe de la Vénus de Milo mais qu'elle est belle ainsi, et le serait-elle tout autant si elle avait ses bras ?
Nos musées sont plein de ces lambeaux, ces torses, ces anatomies fragmentées et qu'ils prennent un sens autre, et parfois plus poignant que dans l'intégrité anatomique qui peut être anecdotique quand, en ses fragments, une sculpture  parle un autre langage et laisse à notre imagination le soin de lui construire une histoire.
Michel Ange avait beaucoup réfléchi au problème et nous a laissé des oeuvres qui, parce qu'elles sont inachevées, retrouvent cette même dimension émouvante et qui donne au corps un caractère sublime, tant on associe à ces fragmentations le destin des dieux rêvés par les sculptures sublimes de l'antiquité qui en exaltaient la beauté rayonnante.
La beauté blessée devient humaine, elle rend les dieux aux hommes et parmi eux ils deviennent des présences souffrantes, faisant dévier l'idée de beauté triomphante vers celle d'une beauté menacée et à ce titre émouvante.

Dans l'atelier de Bazille, un Zola fraternel.

Publié le 30/11/2011 à 12:03 par soleildanslatete Tags : chez homme amis amitié art
Dans l'atelier de Bazille, un Zola fraternel.

C'est sur le strict plan de l''amitié que se fondent les rapports du jeune Zola avec les peintres de sa génération.
La critique d'art, surtout lorsqu'elle s'improvise pour celui qui n'a pour arme que sa maîtrise des mots et une discipline du regard, s'appuierait-elle sur la seule sensibilité, est affaire de contacts intimes et de complicités intellectuelles entre celui qui va créer et celui qui va commenter.
Commenter ou, la question se pose, créer en parallèle, car entre les peintres et les écrivains, il s'agit surtout de complicité. Et Zola n'échappe pas à la règle. Il l'illustre. Le voici dans les ateliers de ses amis. Par exemple chez Bazille (de surcroît un méridional comme lui).
Bazille l'a d'ailleurs représenté, sur l'escalier, tandis que Renoir est en dessous.`Le groupe d'amis qui s'est constitué autour du chevalet comprend Monet, Manet et Bazille qui montre son oeuvre. Un peu à part le musicien E. Maître.
L'ambiance est à la convivialité encore digne et respectueuse. Ce ne sont pas là, des rapports débraillés de bistro. Zola n'est pas du genre à se distraite d'une certaine gravité dans ses rapports avec autrui, serait-ce de l'ordre de l'amitié.
Il y a chez lui une dignité qui est celle d'un homme qui est un peu engoncé en lui-même, ses préjugés, ses peurs, ses pudeurs.
S'il lui arrive de fréquenter les mêmes bistros que les peintres, c'est pour participer à leurs ébats intellectuels.
Seule son amitié avec Cézanne, amitié d'adolescent, aura atteint cette fraîcheur qui est celle de la jeunesse, une fraternité qui va abolir les barrière et donner tant d'élan au corps qui n'est pas alors dissocié de l'esprit.
Toute la sensualité de Cézanne qui va se fondre dans la fougue de son art, restera secrète, et celle de Zola, ne surgit que par à coups, et comme indomptée dans des détails de son oeuvre. Henri Guillemin l'aura bien démontré.

Paul Alexis en lecteur pour Zola.

Publié le 30/11/2011 à 11:58 par soleildanslatete Tags : création vie travail amitié
Paul Alexis en lecteur pour Zola.

C'est lors de ses premiers  séjour à Paris, appelé par Zola, que Cézanne va côtoyer la jeune génération de peintres et d'écrivains que Zola, avec l'énergie qui est la sienne, va réunir autour de lui.
C'est la vie de bohème, une fraternité de tous les jours, et cette complicité qui s'incarne dans le souci de soumettre au jugements des autres sa création.
Voici Paul Alexis lisant son travail à Zola. Cézanne est là, il croque la scène.
Alexis, il est vrai, vient comme Zola (et Cézanne) d'Aix en Provence. Ce sont là des amitiés de terroir, et la complicité qui s'en suit.
Paul Alexis, se lance dans le journalisme (il collabore au Gils Blas, à la Réforme, au Voltaire, au Cri du peuple, à l'Avenir National). Son amitié pour Zola en fera l'un des plus fidèle, et naturellement intégré au "Groupe de Médan" (avec J.K.Huysmans, Henry Céard, Maupassant, Léon Hennique). On l'avait baptisé "l'ombre de Zola" Son oeuvre reste secondaire devant le titan qui s'impose

La Grèce d'Henry Miller.

Publié le 28/11/2011 à 17:16 par soleildanslatete Tags : vie nature texte voyage pensée
La Grèce d'Henry Miller.


Premiers regards sur la Grèce.
Ce n'était qu'une lettre à son ami Séféris, c'est devenu un texte, une sorte de préambule, de galop d'essai pour ce qui allait être le Colosse de Maroussi, sans doute le plus beau texte de Miller.
Il  avait toujours  été fasciné par la Grèce. Ne serait-ce qu'à cause des Mythes. Il se berçait de ces noms chargés de tant de légendes : Mycènes,  Epidaure, Argos.
L'occasion lui est donnée, en 1939, de réaliser ses rêves. Devant la montée du péril nazie et sur l'invitation de son ami Lawrence Durell il va aller à Corfou, l'île de Durell, et là, c'est l'éblouissement.
Miller plonge littéralement dans la pensée et la saveur de cette Grèce où il rencontre des valeurs que la civilisation mécanisée aura rejetées. Un rapport direct et profond avec l'essence même de la vie.
Il exprime cette joie, cette avancée dans la connaissance de la Grèce, dans un texte qui n'a ni plan ni autre finalité qu'exalter sa joie.
Un texte qui traduit merveilleusement le désordre riche et fertile d'une pensée qui s'interdit les frontières et oscille entre mémoire et sensation, notation directe et considérations générales.
Une liberté de ton, une originalité de vision, qui font de son texte autre chose qu'un simple journal de voyage. Une véritable immersion dans une culture et ses traces vives, et les références (parfois surprenantes) qu'elles suscitent.
Qui aurait écrit avec tant de lucidité : " C'est surtout à Cnossos, palais si solidement établit, qu'on ressent l'extraordinaire valeur thérapeutique de ce rythme de vie plein de lenteur. Rien ne se fait à la hâte. Les traits même de cette race - mais de laquelle s'agit-il ?- soulignent leur allure digne et nonchalante. L'imposant trône de Minos, à lui seul, en dit long. On ne s'y asseyait pas comme on le ferait aujourd'hui sur une chaise. Le corps majestueux s'abaissait tout entier afin d'établir avec le sol un contact magique. Ce trône était profondément enfoncé dans les entrailles de la terre".
On retrouve là le Miller des rapports entiers, et authentiques avec la nature dont la civilisation prétend devoir nous extraire, pour nous sauver.

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